Les réseaux d’assainissement du territoire atteignent une longueur totale de près de 900 km, dont 433 km de réseaux d’eaux usées, 330 km de réseaux d’eaux pluviales et 137 km de réseaux unitaire, à quoi s’ajoutent de nombreux ouvrages (postes de relevages, séparateurs à hydrocarbures, avaloirs, bassins de rétention, …)

Il existe trois types de réseaux :

  • Le réseau d’eaux usées qui collecte exclusivement les eaux usées ;
  • Le réseau d’eaux pluviales qui, lorsqu’il existe, collecte exclusivement les eaux pluviales ;
  • Le réseau unitaire qui collecte les eaux usées et les eaux pluviales

Le réseau d’eaux usées /le réseau unitaire

Le raccordement des eaux usées au réseau d’eaux usées ou au réseau unitaire est obligatoire.

Les eaux usées transitent ensuite par les réseaux départementaux puis arrivent aux stations d’épuration du SIAAP (STEP) où elles sont traitées avant d’être renvoyées au milieu naturel.

Les eaux usées en provenance des foyers du Territoire sont traitées dans la station d’Achères ou de Valenton.

Le réseau d’eaux pluviales

Il n’y a aucune obligation pour un particulier à raccorder les eaux pluviales de sa propriété au réseau d’eaux pluviales ou unitaire, comme il n’y a aucune obligation pour les collectivités de collecter les eaux pluviales des particuliers.

Il convient donc de les gérer au plus près de leur « point de chute »

Il existe plusieurs solutions pour gérer les eaux pluviales :

  • Puits d’infiltration, appelé dans le langage courant puisard : les eaux pluviales s’infiltrent directement dans le sol et permettent de recharger la nappe phréatique (il est recommandé de faire une étude de sol).
  • Cuve, bac, bassin de rétention : les eaux pluviales peuvent être réutilisées pour l’arrosage du jardin ou autre ce qui permet de faire des économies sur l’eau potable ;
  • Rejet en gargouille : si les 2 solutions précédentes ne sont pas possibles, ou si elles nécessitent de mettre en place un trop-plein, le rejet au caniveau peut être autorisé. Cependant, le débit généré devra alors être peu important (dépend de la surface de toiture). Les eaux pluviales seront ensuite évacuées dans le réseau eaux pluviales par le biais de caniveau et d’avaloir.
  • Rejet au réseau : s’il existe un réseau eaux pluviales sous la chaussée, les eaux pluviales peuvent y être rejetées (sous réserve d’acceptation du débit de fuite).

Tout raccordement à un réseau est soumis à autorisation. De même, pour les rejets en gargouille.

LES BONS GESTES : JE NE JETTE PAS « TOUT À L’ÉGOUT » !

Les égouts ne sont pas faits pour « tout » récolter, en effet afin d’assurer le bon fonctionnement des réseaux et de la station d’épuration et ainsi  préserver le milieu naturel, il est interdit de déverser dans les égouts :

Des corps ou des matières solides tels que les lingettes, cotons-tiges, serviettes hygiéniques, tampons, mégots, litière pour chat, les restes alimentaires…, il en est de même pour les huiles, les graisses.

Ces déchets sont susceptibles de s’agglomérer pour former des bouchons qui bloquent l’écoulement et provoquent la mise en charge des réseaux. Les eaux usées peuvent alors remonter dans les habitations ou déborder sur la voirie.

De plus les produits toxiques comme les peintures, vernis, solvants ou produits de jardinage réduisent l’efficacité du traitement biologique des eaux usées par les bactéries. Ils peuvent aussi s’avérer chimiquement dangereux pour les agents d’exploitation descendant dans les réseaux d’assainissement.

Il est recommandé de verser vos huiles et graisses de cuisson dans un récipient destiné aux ordures ménagères Ces produits doivent être déposés en déchèterie.

En résumé, jeter des déchets comme des lingettes dans les réseaux d’assainissement : 

lingettes
lingettes
  • Risque de boucher vos toilettes et vos canalisations
  • Obstrue les réseaux d’assainissement
  • Provoque le dysfonctionnement des pompes des stations de relevage
  • Engorge les dégrilleurs des stations d’épuration
  • Peut générer des débordements des eaux usées vers le milieu nature